J’aimerais revenir sur une information inquiétante trop vite oubliée. Il s’agit de l’annonce que l’ANDRH (Association Nationale des Directeurs de Ressources Humaines) a faite en présence du ministre du travail lors de ses assises annuelles à la fin du mois de juin : l’association a préconisé de « neutraliser trois des six jours fériés d’origine chrétienne (Pentecôte, Ascension, 15 août, Assomption, Noël, lundi de Pâques, Toussaint) afin que les salariés puissent les prendre comme ils le souhaitent ».
Ces six jours fériés, nous les avons reçu en héritage. C’est un héritage précieux de la France qui, rappelons-le, n’aurait jamais vu le jour sans, d’une part, le baptême de Clovis par saint Rémi, événement fondateur de la nation et, d’autre part, n’aurait jamais subsisté sans l’effet nourricier des racines chrétiennes qui ont permis à notre culture de croître. La France est un pays de tradition catholique et doit le rester : il en va de la survie de notre identité nationale. Si on lui enlevait son héritage chrétien, la France cesserait d’exister.
Bien évidemment, de nombreux mahométans, jouant la carte de la laïcité républicaine, se réjouissent de cette proposition et n’hésiteront pas à militer afin qu’elle revête le statut de loi le plus rapidement possible. SaphirNews.com se réjouit déjà de cette proposition « de supprimer trois jours fériés "chrétiens" » qui permettra aux « salariés musulmans (…) [de] peut-être bientôt poser librement des congés payés pour profiter pleinement de l’Aïd al-Fitr et de l’Aïd el-Kébir. » Le site mahométan se réjouit aussi du soutien de « Monseigneur Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France », plus enclin à respecter « la diversité » qu’à défendre les racines chrétiennes de la France. Quant au site mahométan Ajib.fr, conscient « [qu']une telle proposition (…) remettrait en cause une partie de ce qui constitue l’héritage d’une tradition historique », estime que « la diversité et son respect sont primordiaux pour bien vivre ensemble dans une Nation multiconfesionnelle [sic.] » — primordiaux signifiant ici plus important.
Il est intéressant de remarquer que le mot « multiconfessionnel » ne fait même pas partie de la langue française.
Je l’avais montré dans un article précédent : les dirigeants républicains n’ont eu de cesse de s’attaquer aux racines chrétiennes de la France depuis 1789. Cela fait partie de l’héritage révolutionnaire de la « République Française ». A présent, il semblerait que la « Conférence des évêques de France » collabore avec enthousiasme à cette destruction systématique de l’identité chrétienne nationale alors qu’elle devrait s’affairer à la conversion des incroyants et des mécréants.
La Conférence, rechercheraient-elle plus l’approbation de la République que l’approbation de Dieu ? La République, pilier séculier sur lequel la destruction de l’identité nationale s’appuie, aurait-elle trouvé un complice en la « Conférence des évêques de France » ? Il est grand temps de réaffirmer la prééminence du Saint Père sur les conférences épiscopales nationales et de rendre au roi le rôle qui est sien.
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